Un beau jour, ou plutôt un mauvais, un très mauvais jour, tu es parti, tu nous a laissé. Ce jour-là, j'ai compris, j'ai commencé à comprendre ce qu'était la vie, la vraie vie. J'ai commencé à comprendre que le bonheur est éphémère, que la vie n'est pas toujours rose, mais surtout, qu'elle est injuste. Tu sais, à partir de ce jour, ma vie n'était plus rose, elle était noire. Elle l'est encore, tu sais.
Pendant plus de deux ans et demi, j'ai espéré, j'ai espéré que pendant qu'on mangeait, tu pousserais la porte d'entrée, tu poserais ton manteau sur la chaise tout en étant au téléphone, tu finirais de téléphoner, puis tu rentrerais dans la cuisine, tu nous dirais bonjour, tu me ferais un bisou et moi je te dirai que tu piques. Ne crois pas que j'ai tout oublié, ne crois jamais ça, parce que je n'ai jamais oublié. Je n'ai pas oublié le passé, je n'ai pas oublié le avant et le après. Je ne l'oublierais jamais tu sais, tout est encore dans ma tête, comme un film qui ne cesse de se rembobiner pour se relancer.
nous sommes brisés.
En ce moment, je réfléchis encore. Je crois que les rôles se sont échangés, ou à moitié. Maintenant, à l'heure où je croyais que "tout aller bien" tout compte fait, tout ne va pas si bien... A l'heure actuelle, c'est toi qui ne m'appelle plus, c'est toi qui ne me parle presque plus, c'est toi qui ne demande plus qu'on se voit. Tu veux me montrer ce qu'est la souffrance, la solitude? Tu sais, tout ça, je le sais déjà, parce que tu fais ça maintenant, mais avant, tu as fais bien pire. Crois mois, dans l'histoire, c'est moi la plus souffrante. Tu ne pourras jamais vivre ce que moi j'ai vécu, tu ne peux pas vivre ce que je vis.
nous sommes brisés.. je crois que tu ne comprends pas.